Taxe de séjour à Paris en 2026 : tarifs, calcul et obligations
30 août 2026·8 min de lecture
Résumé : La taxe de séjour à Paris peut atteindre 15,93 € par personne et par nuitée en 2026, taxes additionnelles comprises, selon la catégorie d’hébergement.
À Paris, chaque nuitée touristique génère une obligation fiscale souvent sous-estimée par les propriétaires de locations courte durée. Depuis le 1er janvier 2026, les tarifs de la taxe de séjour à Paris ont évolué, avec des montants qui varient fortement selon le classement du logement. Pour un meublé non classé, la facture peut surprendre.
Que vous louiez un appartement sur Airbnb ou que vous gériez plusieurs biens en Île-de-France, comprendre la taxe de séjour à Paris est indispensable pour rester en conformité et préserver votre rentabilité. Voici le détail complet des tarifs 2026, du mode de calcul et des démarches de déclaration.
Qu’est-ce que la taxe de séjour et à quoi sert-elle ?
La taxe de séjour sur les hébergements touristiques est un impôt local institué par certaines communes à vocation touristique. À Paris, elle est en vigueur depuis de nombreuses années et concerne l’ensemble des hébergements marchands.
L’instauration d’une taxe de séjour permet de ne pas faire supporter au seul contribuable local les frais liés à l’activité touristique du territoire. Concrètement, les recettes collectées financent la promotion du tourisme parisien et l’amélioration des infrastructures d’accueil.
Toute personne majeure hébergée à titre onéreux et qui n’est pas domiciliée dans la commune est redevable de la taxe de séjour. C’est donc bien le voyageur qui paie, mais c’est l’hébergeur (ou la plateforme de réservation) qui collecte et reverse cette somme à la Ville.
Les tarifs 2026 de la taxe de séjour à Paris par catégorie
Au 1er janvier 2026, les tarifs de la taxe de séjour à Paris ont été actualisés. En Île-de-France, une taxe additionnelle de 200 % s’ajoute au tarif de la taxe de séjour, à laquelle viennent encore se greffer des taxes additionnelles départementale (10 %) et régionale (15 %). Le tableau ci-dessous récapitule les montants totaux par personne majeure et par nuitée, tels que publiés par Service Public Entreprendre.
| Catégorie | Taxe de séjour | Total (taxes additionnelles incluses) |
|---|---|---|
| Palace | 4,90 € | 15,93 € |
| 5 étoiles | 3,60 € | 11,70 € |
| 4 étoiles | 2,60 € | 8,45 € |
| 3 étoiles | 1,70 € | 5,53 € |
| 2 étoiles | 1,00 € | 3,25 € |
| 1 étoile, chambres d’hôtes, auberges collectives | 0,80 € | 2,60 € |
| Hébergement non classé (plafond) | 5 % du coût HT | Jusqu’à 15,93 € |
Le tarif applicable à Paris pour un hébergement non classé ou en attente de classement est égal à 5 % du coût par personne et par nuitée hors taxes, auquel s’ajoutent les taxes additionnelles, avec un plafond désormais fixé à 15,93 €.
Hébergement non classé : comment calculer la taxe de séjour ?
La majorité des locations Airbnb parisiennes relèvent de la catégorie « meublé non classé ». Le calcul est alors proportionnel au prix de la nuitée, ce qui le rend plus complexe qu’un tarif fixe.
Pour tous les hébergements en attente de classement ou sans classement, le tarif applicable par personne et par nuitée est compris entre 1 % et 5 % du coût par personne de la nuitée dans la limite du tarif le plus élevé adopté par la collectivité. À Paris, ce taux est fixé au maximum, soit 5 %.
Prenons un exemple concret : pour une nuitée à 150 € HT accueillant 2 adultes, la taxe de séjour de base est de 150 € × 5 % = 7,50 € par personne. En ajoutant les taxes additionnelles (10 % départemental, 15 % régional et 200 % Île-de-France Mobilités), le montant total grimpe à environ 24,38 € par personne, mais il est plafonné à 15,93 €. Le total pour 2 adultes sera donc de 31,86 € pour cette seule nuitée.
Ce mécanisme pénalise les logements non classés proposés à un tarif élevé. C’est pourquoi obtenir un classement meublé de tourisme et impact sur vos revenus peut réduire significativement le montant de la taxe applicable.
La taxe additionnelle Île-de-France Mobilités : un surcoût majeur
Depuis 2025, la taxe additionnelle régionale au profit d’Île-de-France Mobilités représente à elle seule 200 % du montant de base de la taxe de séjour. À Paris et plus largement en Île-de-France, la facture peut devenir sensiblement plus élevée qu’ailleurs.
Selon le site du ministère de l’Économie, le tarif applicable à Paris pour un hébergement non classé est égal à 5 % du coût par personne et par nuitée hors taxes, auquel s’ajoutent les taxes additionnelles. Autrement dit, la taxe de base est presque triplée par l’accumulation de ces majorations. Pour un hôtel classé 4 étoiles, par exemple, la taxe passe de 2,60 € à 8,45 € par personne et par nuit.
Pour les établissements concernés, la taxe de séjour n’est donc plus un simple détail administratif : elle a un impact direct sur le prix affiché, sur la perception client et sur la qualité du parcours de réservation.
Qui collecte et reverse la taxe de séjour ?
La taxe de séjour est collectée au réel par l’hébergeur (ou la plateforme de réservation) sur la base des tarifs en vigueur sur le territoire. Deux cas de figure se présentent pour les propriétaires parisiens.
Collecte par les plateformes numériques
Depuis le 26 juin 2024, les plateformes d’hébergement touristique (Airbnb, Booking, Abritel…) peuvent déposer, pour chaque période de versement de la taxe, une déclaration unique couvrant l’ensemble du territoire national, auprès de l’administration fiscale. En pratique, si vous louez exclusivement via ces plateformes, la collecte et le reversement sont gérés automatiquement. Vérifiez toutefois que le montant collecté correspond bien aux tarifs 2026.
Collecte directe par l’hébergeur
Si vous recevez des réservations en direct ou utilisez des canaux non couverts par ce dispositif, vous êtes personnellement responsable de la collecte. L’hébergeur reverse ensuite trimestriellement le montant de la taxe de séjour collectée à la Ville. La télédéclaration s’effectue sur la plateforme taxedesejour.paris.fr, accessible via les identifiants Mon Paris.
Gérer ces obligations trimestrielles peut vite devenir chronophage lorsque l’on gère plusieurs biens. Pour vous libérer de cette charge, vous pouvez confier la gestion de vos obligations légales à une conciergerie qui prend en charge l’intégralité du suivi déclaratif.
Déclaration et reversement : les nouvelles modalités 2026
À partir du 1er avril 2026, dès validation des trois déclarations mensuelles du 1er trimestre 2026 (janvier, février, mars), le reversement en ligne sera disponible pour cette période sur votre espace hébergeur. Ce changement majeur simplifie les démarches en centralisant déclaration et paiement sur un même espace numérique.
Trois moyens de paiement sont proposés : carte bancaire, prélèvement via PayFip et virement bancaire. Attention : le reversement des périodes antérieures au 1er trimestre 2026 n’est pas possible en ligne via votre espace ; les reversements concernant ces périodes doivent obligatoirement respecter les modalités de paiement figurant sur les Avis des Sommes à Payer qui vous sont adressés.
Le non-respect des modalités de reversement ne permettra pas à la Direction Régionale des Finances Publiques d’identifier votre paiement et vous expose à des poursuites pour défaut de paiement. La rigueur dans le suivi des échéances est donc essentielle.
Pour mieux comprendre l’ensemble des contraintes fiscales liées à la location saisonnière, consultez nos articles sur la fiscalité en location courte durée.
Qui est exonéré de la taxe de séjour à Paris ?
Certaines catégories de voyageurs ne sont pas redevables de la taxe. Connaître ces exonérations vous évite de surcollecte et de litiges avec vos hôtes.
- Les enfants (moins de 18 ans) sont exonérés.
- Sont aussi exonérés les travailleurs saisonniers et les hébergements d’urgence.
- Les personnes qui occupent des locaux dont le loyer est inférieur à un montant que le conseil municipal détermine bénéficient également d’une exonération.
Le tarif de la taxe doit apparaître sur la facture du client distinctement des prestations, car au réel, la taxe de séjour n’est pas assujettie à la TVA. Veillez à bien isoler ce montant sur vos reçus pour éviter toute confusion.
Optimiser votre gestion : classement et accompagnement professionnel
Plus un gestionnaire opère de logements, plus la complexité augmente ; un portefeuille réparti sur plusieurs communes implique plusieurs règles, plusieurs montants et parfois plusieurs logiques de reversement. Deux leviers permettent de maîtriser cette complexité tout en optimisant vos revenus.
Le classement en meublé de tourisme
Faire classer votre bien en meublé de tourisme (1 à 5 étoiles) vous fait basculer vers un tarif fixe de taxe de séjour, souvent plus avantageux qu’un calcul proportionnel à 5 %. Pour un classement 1 étoile à Paris, le total est de 2,60 € par personne et par nuit, contre un plafond de 15,93 € en non classé. L’impact sur la fiscalité de la location meublée sur Airbnb est également significatif, car le classement ouvre droit à des abattements fiscaux supplémentaires.
Déléguer à une conciergerie spécialisée
La gestion de la taxe de séjour, la conformité réglementaire et l’optimisation tarifaire demandent du temps et de la rigueur. Chez NAPS IMMO, nous prenons en charge l’ensemble de ces obligations pour nos propriétaires en Île-de-France : déclarations, reversements, suivi des tarifs et reporting en temps réel. Avec un taux d’occupation de 90 % et plus de 50 biens gérés, nous vous permettons de maximiser vos revenus sans subir la charge administrative.
En synthèse, la taxe de séjour à Paris représente en 2026 un poste à ne pas négliger pour tout propriétaire de location courte durée. Avec des montants qui peuvent atteindre 15,93 € par personne et par nuit pour un logement non classé, chaque erreur de calcul ou de déclaration expose à des sanctions. Le classement du bien et l’accompagnement par un professionnel restent les deux meilleurs moyens de sécuriser votre activité tout en préservant l’expérience de vos voyageurs. Pour bénéficier d’un suivi complet et transparent, découvrez notre service de conciergerie Airbnb clé en main et libérez-vous de ces contraintes.
Questions fréquentes
Les plateformes comme Airbnb collectent-elles automatiquement la taxe de séjour à Paris ?
Oui, la plupart des grandes plateformes (Airbnb, Booking, Abritel) collectent et reversent la taxe de séjour pour le compte des hébergeurs. Vérifiez néanmoins que les montants prélevés correspondent aux tarifs 2026, notamment si votre logement est non classé.
Peut-on réduire le montant de la taxe de séjour en faisant classer son logement ?
Absolument. Un meublé de tourisme classé 1 étoile à Paris paie 2,60 € par personne et par nuit, contre un maximum de 15,93 € en non classé. Chez NAPS IMMO, nous accompagnons nos propriétaires dans cette démarche de classement pour optimiser leur rentabilité.
Quelles sanctions risque un hébergeur qui ne reverse pas la taxe de séjour ?
Le défaut de reversement expose à des poursuites de la Direction Régionale des Finances Publiques. Des pénalités de retard peuvent s’appliquer, et la Ville de Paris est en droit d’engager des procédures de recouvrement forcé.
La seule case à cocher, c'est celle-ci.
Micro-BIC, régime réel, CFE, taxe de séjour… Pendant que vous relisez la notice, on gère votre location et on garde vos justificatifs bien rangés.
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